dimanche 22 mai 2011

Chronique de La Semaine Sanglante: 22 Mai 1871

Au matin du 22 Mai 1871, les "Versaillais" s'emparent de plusieurs portes de Paris. Ils occupent les XVe et XVIe arrondissements, les portes d'Auteuil, de Passy, de Sèvres et de Versailles. Ils installent de l'artillerie sur la colline de Chaillot et à l'Étoile. 

Au matin, une proclamation signée Charles Delescluze, 
délégué à La Guerre,
 est placardée sur les murs de Paris.. Ce journaliste français est un membre important de la Commune de Paris. Il sera tué le 25 Mai 1871 sur une barricade au Château d'eau. Bien qu'il soit déjà mort, il est considéré comme étant en fuite et sera 
condamné à mort par contumace en 1874. 



A la suite à cette proclamation, une grande partie des combattants de la Commune se repliera alors dans son quartier pour le défendre, abandonnant toute lutte coordonnée. Des barricades sont édifiées au square Saint-Jacques, dans les rues Auber, de Châteaudun, du Faubourg Montmartre, de Notre-Dame de Lorette, à la Trinité, à la Chapelle, à la Bastille, aux Buttes Chaumont, au boulevard Saint-Michel, au Panthéon... Des combats ont lieu place Clichy et aux Batignolles. 

A la fin de la journée les Versaillais occupent l'Élysée, la gare Saint-Lazare, l'École militaire où sont stationnés les canons de la Commune. Leur progression est lente, dans ces quartiers qui leur sont acquis, car il semble que les officiers freinent leurs soldats pour faire monter la tension et pour procéder à des exécutions sommaires, en particulier dans la caserne de la rue de Babylone.

 Les bataillons de la Commune ont dû céder le terrain à de nombreux endroits. Quatre arrondissements sont déjà en partie occupés. Pour reprendre Paris, Thiers a réussi, grâce à la complicité bienveillante de Bismarck, à reconstituer une armée de 100.000 hommes. Il a mis à profit les hésitations des dirigeants de la Commune, qui n'ont pas su prendre à temps l'offensive en mars, pour élaborer son plan d'attaque, encadrer solidement ses troupes et les motiver par une habile propagande. 

Face à lui, la Commune vit encore sur les vieux mythes révolutionnaires de la levée en masse et des bataillons populaires, et n'a jamais voulu donner aux officiers ralliés les moyens d'organiser une véritable armée. 
La Commune est divisée et le 22 mai, c'est par quartiers que la résistance s'organise, sans aucune coordination d'ensemble. Chaque barricade résiste farouchement, mais les Versaillais n'ont guère de peine à les contourner pour les prendre à revers. A la nuit, tout l'Ouest de Paris est déjà repris. Il faudra une semaine pour réduire les dernières résistances mais, dès le 22 mai, l'issue des combats ne fait plus de doute.

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